Voyage Rennes – Bourgogne Jour 5

Voyage Rennes - Bourgogne
Bivouac près d’une église

Je n’ai pas très bien dormi, même si j’étais vraiment bien sous ma tente, dans mon duvet bien au chaud. J’avais pris beaucoup de soin à bien choisir mon matériel quitte à dépenser pas mal d’argent. Je m’étais bien préparé, plusieurs mois à l’avance – 8 mois – et ça a été un choix judicieux car j’avais eu le temps de faire le tout des blogs, des vidéos Youtube, des discussions sur les groupes Facebook, très utiles, poser mes questions, lire les réponses aux questions d’autres débutants ou moins débutants du cyclotourisme. Ce qui fait que j’ai accumulé un tas de connaissances qui a été très pratiques lors de ce voyage. Je n’ai pas eu de grosses surprises, au contraire, j’étais plutôt surpris d’être si bien préparé à mon premier voyage. C’est pour ça que le temps de préparation d’un voyage à vélo est important et nécessaire avant de partir et, suivant notre expérience il peut être long. Suivant le temps du voyage il peut même être très long, 1 an ou plus parfois.

Ainsi je n’avais pas très bien dormi. Une fête dans une maison non loin de l’église a duré toute la nuit et le matin vers 8h00 ils la faisaient encore. Les sons semblaient résonner et je les entendais comme s’ils étaient plus proche qu’il ne l’était réellement. C’est aussi pour ça que j’essaie de ne pas être trop proche des villes. On y dort bien mieux. 🙂

Publication du 10 juin 2019

Journée speed avec des hauts et des bas du genre très hauts et très bas. La journée a commencé très très très doucement : fatigué, peu dormi comme je l’ai dit plus haut. J’ai beaucoup râlé sur le matériel ( comme quoi ! ) et surtout sur les panneaux de La Loire à vélo. Ah j’en ai fait des kilomètres pour rien Finalement on se quitte bons amis.
Journée vent de face aussi la plupart du temps donc ça joue.
Depuis deux jours je rencontre de plus grands espaces mais ça va jusque là.

Voyage Rennes - Bourgogne
Loire à vélo – Photo floue

Le fond est joli mais là on ne voit pas. J’aime beaucoup ce type de météo-là : un peu de vent, nuageux, un peu frais. La nature semble plus sauvage. Je n’étais pas d’humeur pour en profiter. Le chemin ne venait pas à moi, il me fallait le chercher. Je faisais des détours et ça m’énervait. La fatigue joue aussi beaucoup, bien que, fatigué ou non je m’énerve facilement dans la vie vu que je ne supporte pas la frustration.

Voyage Rennes - Bourgogne
Pont Jacques-Gabriel à Blois

Vous vous en doutez, pendant que je longeais la Loire j’en ai vu des ponts, certains étaient très originaux, d’autres moins. D’autres avaient ce côté majestueux comme le pont de Jacques-Gabriel. Alors, je restais quelques minutes à admirer la vue pour bien imprimer les détails et les sensations. Et ça fonctionne bien car je garde encore en mémoire la fascination qu’ils me provoquaient. Ajouté aux nuages, je les trouve encore plus beaux.

La fascination de Gwenn ( ma copine ) est pour les églises, la mienne peut-être pour les ponts.

Voyage Rennes - Bourgogne
Champêtre à Chambord.

Évidemment, je me suis encore perdu. Après avoir coupé par les bois, des bois qui m’ont marqués faisant une coupure dans ma fatigue et ma mauvaise humeur. J’ai pris une variante qui permet de faire un détour vers le château de Chambord.

Voyage Rennes - Bourgogne
Château de Chambord

J’ai dû faire 40 kilomètres en plus dans la journée avec mes détours, mais ça en valait la peine. Le pire ennemi c’est de se fixer un objectif en kilomètres par jour ou une destination. Après, pour les gens extrêmes comme moi, c’est-à-dire qui passent d’un extrême à l’autre, si je me fixe pas d’objectif, eh bien quand il faudra s’en fixer un, je resterais résolu à ne pas en suivre un. Du coup je me retrouverais dans des situations aussi absurdes que celles que j’essayais d’éviter. C’est pas simple !

Voyage Rennes - Bourgogne
Champs de coquelicots

Beaucoup de champs de coquelicots sur cette vallée de la Loire. Quand le soleil se couche et que la lumière du soir vient inonder ces champs, c’est juste incroyable comment on en prend plein la vue. Je n’ai pas pris beaucoup de photos de ces moments-là, parce que mon appareil – et mon absence de talent de photographe – ne me permettait pas d’en prendre. Ceux qui ont voyagé savent de quoi je parle. En plus, les promeneurs sont rentrés chez eux, les voyageurs sont, pour la plupart, installés dans un des nombreux campings qui les auront accueillis, le calme s’installe. C’est pour ça que je roulais le soir même après 22h. La fraîcheur en plus, c’était magique. Des portions de vie où l’on se sent le plus chanceux du monde et où l’on regrette un peu d’être le seul à pouvoir assister à ces spectacles éphémères avec des ambiances changeantes et évanescentes.

Voyage Rennes - Bourgogne
Église à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin

Capitale de la cerise à ce qui parait donc pas mal de cerisiers. Le trajet est parsemé de petits villages comme celui-ci auxquels on ne s’y attend pas. On roule et tout un coup on tombe dessus. C’est là que je me suis rendu compte de la richesse du patrimoine français, même si je suis très loin d’en avoir fait le tour.

La suite du voyage me réservera encore de belles surprises. Et rien que d’y pensais, au moment où j’écris ces lignes, j’ai envie d’y retourner ! J’aimerais tellement que chaque lecteur puisse avoir la chance de voir ce que j’ai vu dans ce périple et vivent ce que j’y ai vécu.

D’ailleurs, je publierai suite à ces articles des guides sur la préparation et le matériel ( à mon humble niveau ) afin d’apporter une pierre à l’édifice de plus en plus grand des conseils pour les voyageurs que l’on trouve sur Internet.

Voyage Rennes - Bourgogne
Pont George IV à Orléans

C’est là que je quitte La Loire à vélo. Je bifurque sur la gauche pour rejoindre ma destination finale pour cette première partie de mon voyage à vélo. Je sais que la journée du lendemain sera la plus dure car il me faudra faire environ 150 km. Je ne sais même pas si je pourrais les faire.

J’ai encore joué avec la nuit et perdu. J’ai trouvé un champ en urgence. C’était une erreur car j’ai mis trop de temps à trouver un lieu pour dormir. À chaque fois que je pensais en trouver un, il ne me convenait pas : trop de risque d’être vu ce qui m’aurait empêché de dormir tranquille.

Finalement, le lieu que j’ai trouvé n’était pas super tranquille non plus. Je recevrai la visite de drôles de visiteurs auxquels je ne m’attendais pas…

J’ai pas mal tracé ce jour-là quand même pour rattraper un retard imaginaire. Si on compte les détours, je dépasse bien les 160 km. Ce n’est quasiment que du plat cela dit.

Voyage Rennes - Bourgogne
Trajet Chargé – Checy

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.